Angkor, des visages incroyablement envoûtants au temple du Bayon.

temple du Bayon Angkor

Si le temple d’Angkor Vat est le plus connu et le plus visité du site archéologique d’Angkor, celui du Bayon d’Angkor Thom, ancienne cité royale, tire son épingle du jeu avec ses 54 tours sur lesquelles sont sculptés quatre visages censés représenter les quatre vertus de Bouddha : au Sud, la sympathie, à l’Est, la pitié, à l’Ouest l’égalité et au Nord, l’humeur égale. Franchement, il est totalement impossible de rester indifférents devant une telle beauté, même si le site est fortement dégradé.

Nous commençons à nous imprégner de l’atmosphère des lieux dès notre arrivée ; un bouddha drapé dans une étole jaune safranée nous accueille et nous invite à la découverte en toute quiétude. Hé bien, pas tout à fait. Nous sommes au début de notre visite et bien sûr nous ne voulons rien manquer ; alors on se laisse aller à explorer tous les coins et recoins de ce temple aux dimensions impressionnantes. Il faut bien regarder où l’on pose les pieds avec les dalles de pierres de guingois et les nombreux trous ou autres pièges qui jalonnent le parcours ; ce n’est pas le moment d’avoir un accident, car il y a beaucoup à voir et nous ne sommes qu’à notre premier jour de notre séjour à Siem Réap. On vous le dit une fois, mais c’est une constante pour tous les temples que nous verrons au cours de ces trois jours ; ouvrez l’œil !

monkey

Autour de nous, les singes s’en donnent à cœur joie à batifoler partout sur les constructions du temple ; ils sont toute une colonie et ne sont peureux du tout ; ils nous guettent du coin de l’œil avec l’espoir sans doute de récupérer de la nourriture. Nous les aimons bien, mais de loin seulement. Nous arrivons près d’une ouverture et presque face à nous des étais métalliques soutiennent des murs ; cela ne nous inquiète pas outre mesure, car malheureusement dans ce complexe en mauvais état, les renforcements de structures font partie intégrante du décor, à tel point que nous n’osons plus lever la tête sous peine de nous faire vraiment peur : cela va-t-il tenir ? Bref, en jetant un coup d’œil par cette embrasure, Bernard trouve un bon angle pour une photo sympa et s’apprête à faire une enjambée pour ajuster sa prise de vue que : bling, bling ! un gros morceau de pierre tombe sur les soutiens métalliques, rebondit pour atterrir juste à ses pieds. Oups ! Nous n’avons pas le temps d’avoir peur qu’un second morceau suit le même chemin. Oh, les singes, on arrête de cavaler là-haut ! Cette fois, nous l’avons échappé belle ; alors on se dit que pour la visite, peut-être qu’un casque de chantier ne serait pas de trop. Du coup, vous devinez bien que la photo n’a jamais été prise.

Bayon Angkor sculptures

De nombreux escaliers succèdent aux multiples galeries intérieures formant un véritable labyrinthe, et nous montons doucement les trois niveaux pour accéder au sommet de ce temple montagne où nous attendent les visages aux mystérieux sourires. S’ils sont énigmatiques, ils n’en demeurent pas moins empreints de bienveillance et paraissent veiller sur les visiteurs qui viennent à leur rencontre. Ils sont tous un peu différents avec un détail infime dans la commissure ou la forme des lèvres et même une légère variante des yeux ; on les regarde, on les scrute et on les détaille avec respect ces visages comme endormis. C’est étrange, on dirait que les gardiens sans corps de ce temple majestueux attendent quelque chose pour se réveiller et prendre vie. Sylvie qui adore ces sculptures est aux anges et complètement hypnotisée ; elle prend son temps et les regarde sous tous les angles, totalement subjuguée. Pour autant, il ne faut pas oublier d’admirer les bas-reliefs d’une extraordinaire finesse racontant des scènes religieuses, de guerre ou de vie quotidienne ; ces fresques participent aussi à la beauté indéniable du site.

Temple du Bayon

C’est le second temple que nous découvrons depuis notre arrivée, après celui d’Angkor Vat et parmi les 15 que nous visiterons au cours des trois jours sur le site archéologique, c’est celui qui nous marque le plus ; il y règne une sorte de paix, de douceur et de spiritualité qui nous imprègnent dès que nous franchissons les premières marches pour aller à sa découverte. Nous sommes alors transportés dans un autre monde et l’on y reste tout le temps de la visite avec ces pierres et ces visages qui semblent vouloir nous raconter une histoire ; une histoire qui malheureusement nous échappe. Et pourtant, c’est prenant et c’est un vrai beau coup de cœur.

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