Collonges la Rouge, la bien-nommée.

Plus beau village de France

On ne peut la confondre avec aucune autre ; c’est un véritable joyau corrézien, classé parmi les plus beaux villages de France, à une vingtaine de kilomètres de Brive-la-Gaillarde. C’est ce qu’on appelle un village de caractère qui invite à la découverte de son patrimoine. Quant à la couleur rouge de ses pierres, point de mystère, puisque c’est la forte teneur en oxyde de fer qui lui donne cette teinte naturelle particulière et rend ce village atypique. Ce n’est pas la première fois que nous venons ici, mais cette fois, il ne pleut pas et nous évitons la cohue estivale.

Ne pas perdre une miette de ce qu’elle a à offrir.

Le cœur du village.

Collonges la Rouge

Collonges la Rouge, que l’on appelle également la cité aux 25 tours, héritage des anciennes maisons de la petite noblesse, dresse avec élégance sa silhouette de grès rouge aux nuances ocrées, au milieu d’un vallon verdoyant. Le rouge et le vert ne s’opposent pas, bien au contraire ; une alchimie se crée entre ces deux couleurs pour caresser l’œil et nous amadouer, comme une invite à la découverte de son architecture qui n’appartient qu’à elle.

Les larges toitures sont coiffées de lauze ou d’ardoise, les tourelles et les échauguettes accrochent le regard ; c’est un subtil mélange entre les volumes, la puissance et la délicatesse qui charme le visiteur et nous captive. Elle garde aussi en mémoire l’accueil des pèlerins en route pour Compostelle via Rocamadour, non loin de là et l’histoire de son passé.

Quelques curiosités.

Pour découvrir les principaux édifices, il suffit de suivre, dans l’ordre ou dans le désordre, le plan que l’on trouve à l’Office du Tourisme pour être sûrs de n’en louper aucun et de connaitre le nom des bâtiments.

L’église Saint-Pierre.

Cette église en partie fortifiée est particulièrement remarquable par son architecture extérieure et en impose, tout comme son clocher qui s’élance à côté de la tour du guetteur. Sa conception intérieure atypique est un peu déconcertante et le manque d’éclairage ne la met malheureusement  pas en valeur. A ce jour, elle n’aurait pas encore dévoilé tous secrets quant à une possible crypte sous le dallage de son sol. Peut-être en saurons-nous plus un jour si l’autorisation est donnée de faire des explorations approfondies.

Vous ne pouvez pas louper la tour du guetteur, mais  connaissez-vous sa légende ?

La légende de la Dame Verte.

Remontons le temps, remontons à la guerre de Cent Ans où tout le monde vit cloîtré et protégé par les fortifications. Il est conseillé de ne pas sortir, sous peine d’être occis par l’ennemi de l’époque, les Anglais. Mais une jeune fille prénommée Angèle désobéit, rencontre l’âme sœur et succombe dans les bras d’un bel homme, un Anglais. Qu’à cela ne tienne, ils bravent les interdits et vivent heureux quelque temps.

Malheureusement, la guerre les sépare ; le frère d’Angèle et son amant partent au combat. Le temps passe et Angèle vêtue d’une longue robe verte monte tous les jours dans la haute tour de l’église pour guetter le retour des combattants. Son amoureux revient seul et lui annonce la mort de son frère. Désespérée, elle se jette dans le vide en entraînant avec elle son amant qui tente de la retenir. Depuis ce funeste jour, on raconte que la jeune femme apparait sous la forme d’une lueur verte pour prévenir les habitants de la ville qu’un danger menace.

Les ruelles et les tours.

C’est l’essence même de ce village. Un cœur restreint où les petites rues sont bordées de vieilles maisons avec des treilles de vignes grimpant le long des façades, où le contraste permanent du rouge et du vert donnent un charme fou à l’ensemble. Sous le soleil et même sous la pluie, on prend plaisir à déambuler dans ces ruelles piétonnes où se croise une foule de visiteurs pendant la période estivale ; Collonges la Rouge est en effet victime de son succès. En arrière-saison (mi-octobre), comme nous le constatons aujourd’hui, il y a le revers de la médaille ; certaines visites ne sont plus accessibles et de nombreux artisans sont porte close.

Pourtant, en bons visiteurs, nous ne manquons jamais d’entrer dans les petits magasins (en tout cas, ceux qui sont encore ouverts) pour y chiner une spécialité locale à goûter et à ramener.

Quelques gourmandises.

Le moutardier du Pape.

L’accueil est sympathique, la boutique originale et les saveurs, comme il se doit, moutardées. Ici, une variété impressionnante de moutardes nous attend : moutarde à la verveine du Velay, au curry, à la violette ou à l’absinthe, pour n’en citer que quelques-unes ; on trouve forcément celle qui ravit nos papilles et accompagnera quelques bons petits plats faits maison. On aime cette boutique qui fleure bon les produits locaux.

La boutique du pain d’épice.

Tout en bas du village, pas loin du moulin à noix, cette petite boutique passe quasiment inaperçue et pourtant, c’est une pépite ; le pain d’épice, bien qu’un peu cher, est à tomber. Aux fruits confits (notre préféré) au gingembre, à l’orange et bien d’autres variétés sont proposées. La charmante jeune femme nous accueille chaleureusement et nous fait tout goûter, on prend notre temps et Dieu que c’est bon. Forcément, en bons gourmands,  on craque. Une petite tranche avec le café, c’est divin ; de quoi prolonger le plaisir encore quelques jours.

Collonges la Rouge

Après avoir fureté dans tous les recoins, vous verrez que le village n’est pas très grand et qu’on en fait vite le tour. Pourtant, si vous passez dans les parages, Collonges la Rouge n’usurpe pas son titre et s’avère incontournable pour une flânerie parmi ses ruelles médiévales.

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