Escapade culturelle: quelques musées de Vienne.

vienne autriche

Une tempête de neige et le bout du nez tout froid plus tard, on s’est dit qu’on aurait probablement pas le temps de niaiser dehors, sauf à regarder nos dix doigts de pied geler sur place. C’est qu’asteur il fait frette en maudit. Quoi de mieux, alors, qu’une virée muséale, bien au sec, pour se réchauffer le corps et l’esprit en se remplissant la panse de richesses culturelles? Ni une, ni deux, voilà qu’on prend le chemin, bien humide disons-le, menant à pousser les portes où des trésors garnissent les salles des plus beaux bâtiments de Vienne. Et c’est qu’il y en a! Mais restons mesurés. Pas de Kunsthistorisches, ni de Naturhistorisches Museum, pas plus que la Hofsburg et tant d’autres encore parce que le temps nous presse. Nous en avons vu quatre, c’est un début encourageant, que nous vous proposons de présenter. Suivez-nous.

Albertina.

albertina museum

Voilà ce que j’aurais pu dire en reprenant à la lettre de façon éhontée ce qu’on peut lire de cette institution, en français s’il vous plaît: “Niché dans le cœur historique de Vienne, l’Albertina allie le charme de l’Empire à des chefs d’œuvre de l’Art avec un grand A. Ce somptueux palais, ancienne résidence des Habsbourg devenue musée d’art de renommée internationale, est aujourd’hui une attraction majeure pour tous les visiteurs amateurs de villes et de culture venus du monde entier.” Je n’aurais pas menti, tout est vrai. Mais peut-être ai-je un regard un peu biaisé, puisque c’est bien entre les murs de l’Albertina que le profane amateur d’art que je suis a pu voir l’une des plus belles expositions d’un artiste dont j’aime l’œuvre follement: Egon Schiele. Je n’ai pourtant rien négligé du reste, mais j’étais déjà conquis.

J’en suis sorti émerveillé avec le sourire béa, un poil benêt paraît-il et si ce n’est que ça, c’est peu cher payé.

Tout sur l’Albertina.

Haus des Musik (Maison de la musique).

maison de la musique vienne

C’est bien parce que tout ce qu’il faut savoir sur la musique se trouve là qu’on a voulu y aller. La musique dans son ensemble, le son, évidemment, et quand on visite la capitale autrichienne ce genre d’institution résonne d’une manière bien particulière. Alors dans le palais de l’archiduc Charles, quelle surprise! On s’est pris au jeu, puisque tout y est interactif et ludique. Expliquer, comprendre les choses en les rendant accessibles à tous, grands comme petits. Moi, c’est bien simple, je courais partout, touchais à tout, essayais absolument tout en m’amusant comme lorsque j’avais 8 ans. Aucun parent pour m’engueuler, sauf ceux des autres enfants quand j’ai piqué la baguette pour être le chef d’orchestre de l’orchestre philharmonique de Vienne, justement. C’était mon tour aussi. Bon. Vous l’aurez compris, c’est un gros coup de cœur

Et puis, ne boudons pas notre plaisir. C’est dans l’une des salles du musée où des images étaient projetées partout sur les murs que j’ai pu entendre Stefan Obermaier, et son Mozart Reloaded (existe également Beethoven Re:loaded). Une belle découverte. Ni une, ni deux, j’ai acheté l’album dans la boutique du musée. J’ai ramené un peu de Vienne dans mes enceintes.

Soyez curieux, rendez-vous sur le site: Hauss der Musik.

MAK – Musée autrichien des Arts appliqués.

mak vienne

Postés dans un café italien* pour se prendre un léger café viennois, c’est le corps transi que nous avons attendu l’ouverture du MAK et de son imposante architecture néo-Renaissance italienne, par la grande porte, juste en face. Un jeu de miroir spirituel en somme, dans l’attente de prendre un gros kiff dans ce hall majestueux, terrain de jeu d’artistes en tous genres. Déjà, je n’ai encore rien vu, et pourtant qu’est-ce que j’aime! Munis d’un plan nous arpentons chaque sections avec minutie, mon aventurière faisant mine de s’intéresser à tout, ne se désintéressant de rien et surtout pas du premier étage et l’expérience de la Wiener Werkstätte. Moi non plus,et quelle découverte. L’art nouveau avec les préceptes de la Sécession viennoise fait de ce premier étage du MAK une raison suffisante pour s’y rendre.

Mais s’il vous en fallait d’autres, vous y retrouverez une section d’art d’Extrême-Orient, une autre Roman-gothique-Renaissance, ou encore Baroque-rococo-classicisme. Largement de quoi vous rassasier et avoir de l’art à vous mettre sous la dent pour vous éveiller, et vous émerveiller.

*Café Milano: s”il ne fait pas partie de notre virée gourmande, c’était plutôt bon, à croire qu’il est très difficile de tomber sur un mauvais café à Vienne. Tant mieux.

Toutes les infos dont vous avez besoin: MAK.

Museum Moderner Kunst – MUMOK – Stiftung Ludwig.

mumok wien

Celui-là est particulier et peut faire polémique, mais après tout, nous sommes là pour donner notre avis. Alors voilà. Tout n’est pas à jeter au MUMOK puisqu’il y avait lors de notre visite des choses intéressantes à voir. Mais, globalement, vous serez peu nombreux à ne pas rester sur votre faim. J’en veux pour preuve le livre d’or mis à disposition du visiteur dans la boutique du musée. Les francophones n’y étaient pas avares pour exprimer leur déception et pour leur coup, nous avons partagé ce sentiment. Tout n’était pas ouvert ni accessible, et le prix du billet ne valait pas les salles d’exposition (plein tarif pour un accès tronqué, quelques salles sans grand intérêt). Ça me coûte de l’écrire, je suis pourtant un bon client pour l’art contemporain, mais là…

Pourquoi y aller quand même, me direz-vous. Le fol espoir. Je n’en sais rien, mais voilà un bon argument: l’art contemporain, bien sûr, si vous y êtes plus sensible que d’autres. Et puis les exposition changent fréquemment. D’ailleurs, ma déception vient peut-être d’une série d’expositions qui m’auront moins touchées, un quitte ou double raté pour conjurer le mauvais sort lors de ma prochaine visité à Vienne, où je pousserai, à nouveau, les portes du MUMOK.

Peut-être.

Tout ce qu’il faut savoir sur le site officiel: MUMOK.

Crédits photo: (1) avia; (2) Jink; (3) Inge Prader; (4) MAK; (5) Carly Hulls.

Charger plus dans Vienne

Laisser un commentaire

Voir également

Virée gourmande à la stambouliote – Sultanahmet.

Puisque bien manger est aussi une façon de faire de son voyage une réussite, laissez-moi v…