Quand on nous le fait à l’envers au Pérou.

magnet Pérou

 

On ne compte plus les mésaventures au cours d’un voyage au bout du monde ou tout simplement pas loin de chez soi ; c’est un peu contrariant sur le coup, mais cela met du piment à l’aventure et devient des anecdotes à raconter au retour et nous finissons généralement par en rire. Si les pratiques de l’agence locale Inkamoto Tours qui nous encadre sont plus que douteuses et virent à l’arnaque comme pour notre périple moto au Pérou l’année passée, là on pousse un coup de gueule.

Aïe, ça commence à patauger.

Pour ce type de périple en duo, nous avons une exigence incontournable : disposer d’un véhicule d’assistance et d’accompagnement. La plateforme de réservation Planet Ride auprès de qui nous signons le contrat, nous valide ce point sans condition particulière. Parfait. La confirmation de notre inscription faite ; le programme du circuit et nos billets d’avion en poche, il n’y a plus qu’à partir au Pérou avec des amis motards qui s’inscrivent pour nous accompagner.

Nous sommes en contact avec nos potes et les informations qu’ils reçoivent divergent par rapport aux nôtres. Inkamoto Tours, l’agence péruvienne soumet la disposition d’un véhicule d’assistance à l’inscription de 6 personnes. Il y a contradiction flagrante avec l’accord de Planet Ride et nous avons un sérieux problème. En effet, on ne part pas en duo pour trois semaines à moto avec seulement un mini top case et une petite sacoche sur le réservoir pour mettre des bricoles. Bon d’accord, les brosses à dents ne prennent pas beaucoup de place, mais ce n’est pas notre préoccupation majeure. Quid en cas de souci mécanique sérieux ou si la passagère (ou le pilote) ont un problème de santé ? Nous sommes plus qu’agacés et ne pouvons faire machine arrière ; il faudra attendre la sixième inscription pour valider de façon définitive ce point épineux.

Pour un tel voyage, tout peut arriver et un véhicule d’assistance s’avère indispensable, notamment lors de conditions météo particulièrement difficiles pour accueillir les passagers, de roulage sur les pistes sablonneuses incompatibles en duo, mais également après une chute où le pilote blessé et sa douce (vos serviteurs) ne peuvent continuer sur la moto, celle-ci terminant le trajet sur la remorque. Et c’est sans compter plusieurs crevaisons, une chaîne qui saute en cours de route (et c’est encore nous), nécessitant à chaque fois la présence du mécano et du 4X4.

Parlons gros sous.

Encore un sujet qui fâche. Sur notre demande, Sophie d’Inkamoto Tours nous donne un devis pour le coût moyen des hôtels et des repas restant à notre charge que nous devons payer sur place : 50 € par nuit pour deux avec petits-déjeuners et entre 5/7 € pour un repas. Nous choisissons de prendre des euros à changer et de payer également par carte ; nos potes décident de régler tous les hôtels par carte bancaire pour ne pas avoir trop de liquidités avec eux. Chacun gère comme il l’entend, c’est parfait.

Surprise ! Deux jours avant le départ, nous recevons un courriel de Sophie nous demandant de prévoir des devises pour payer au guide Jorge et patron d’Inkamoto Tours, dès notre arrivée à Lima, la totalité des nuits d’hôtel du voyage. Tiens donc ! Cette disposition ne figure pas dans le contrat Planet Ride et n’avait jamais été évoquée ; cela fait beaucoup d’espèces à emporter.

Les hébergements.

Lit

A Lima, dès le premier jour, nous remarquons un écart sensible entre le prix estimé pour l’hôtel et le prix réel affiché. Cela nous met la puce à l’oreille et nous décidons de couper la poire en deux en ne réglant que la moitié du coût des hébergements à Jorge, en précisant qu’un point sera fait à mi-parcours. Nous contrôlons alors systématiquement les tarifs des hôtels dans lesquels nous descendons et constatons ce que nous avions déjà compris ; le guide se met 40 % dans la poche. En Martinique, on appelle ce procédé de la profitation ; si le mot est joli, il est faible ; pour nous, c’est de l’escroquerie pure et simple : on n’aime pas du tout.

L’explication fumeuse du patron d’Inkamoto Tours « 50 €, c’est un prix moyen, des fois c’est plus cher et d’autre c’est moins cher » ne tient pas la route. Le constat est sans appel, les réservations ont été faites dans des hôtels bas de gamme (à l’exception de 2 qui rentrent dans le budget) et on nous fait payer le prix fort. Nous comprenons mieux pourquoi il nous a été impossible d’obtenir la liste des hôtels prévus pour ce voyage.

Non, non, ce ne sont pas des chambres comme sur la photo, là c’est du luxe et nous en sommes à des années-lumière. Les nôtres sont limite propres et toujours froides, souvent sans eau chaude pour tout le monde et certains petits-déj’ légers. De plus, nous logeons presque systématiquement à l’écart de la ville et devons prendre des taxis, à notre charge bien sûr, pour aller manger dans le centre. Mais le pompon, c’est à Albancay où nous sommes paumés dans un hôtel visiblement ouvert que pour nous ; il n’y a pas un chat, mais seulement 6 chiens ! C’est le bouquet, à notre réveil, nous sommes couverts de boutons d’avoir été dévorés toute la nuit par des bestioles, mais lesquelles ? Des puces de chiens, des puces de lit ou autres insectes dégeus ? Là, on touche le fond et forcément, la grogne monte d’un cran.

Si nous acceptons volontiers de rémunérer les services d’un accompagnateur, nous refusons cette pratique malhonnête de nous faire payer un prix élevé en nous logeant des hôtels cheap. Au final, forts de cette constatation que notre guide ne conteste absolument pas, nous ne payons pas la totalité de la somme demandée pour l’hébergement et ajustons notre règlement au prix des  hôtels dans lesquels nous avons été hébergés.

Les restaurants.

Plat

Nous ne sommes pas naïfs et connaissons parfaitement la combine ; le guide amène systématiquement le groupe dans des endroits qu’il connaît, et en contrepartie, il ne paie pas son repas ; cela ne nous dérange pas. Dans ces restaurants, exclusivement pour touristes, la moyenne des repas se situe autour de 12 € ; nous sommes loin des 5/7 € annoncés et c’est là que le bât blesse. A moins de se mettre en marge du groupe, nous sommes contraints de le suivre et doublons le budget repas, alors que l’on peut facilement manger dans des restaurants typiques, très corrects et beaucoup moins chers.

Le constat.

Dans cette affaire, force est de constater que les prix fixés par Inkamoto Tours sont largement majorés pour les hébergements et sous-estimés pour les repas ; ce qui met à mal les budgets établis par les participants. Pas cool pour tout le monde, quand on pense à un des participants qui a fait un emprunt spécialement pour ce voyage.

En qualité de clients, nous demandons à payer le juste prix garantissant la qualité de l’accompagnement et de l’hébergement. Le Pérou est sensationnel et le trip proposé très intéressant culturellement et humainement. Malheureusement, nous restons sur une note amère et c’est franchement moche.

Tous ces points ont été discutés sur place avec le patron de l’agence Jorge, et après vérification sur leur site, le message a été partiellement entendu : le véhicule d’assistance est maintenant prévu à partir de 4 participants et le logement est intégré dans le prix à l’inscription ;  reste à savoir si les hébergements seront à la hauteur du prix payé !

Crédit photos : Paredar (2), Christophe Meinersmann (3)

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