Virée gourmande à la stambouliote – Sultanahmet.

istanbul delight

Puisque bien manger est aussi une façon de faire de son voyage une réussite, laissez-moi vous présenter une petite anthologie de lieux choisis, qui ont donné l’occasion à mes papilles et mon palais de prendre du bon temps pendant mon séjour dans celle qu’on appelle «La Sublime Porte», entre Orient et Occident, c’est encore la perle du Bosphore, Istanbul. Et puisque la ville est immense, on s’est focalisé sur le quartier de Sultanahmet*, où nous sommes sûrs que vous irez.

bon appétit

Se mettre à table.

On ne va pas se mentir, mais la cuisine turque pour moi, c’est une dinguerie. Autant dire qu’à Istanbul, je me suis régalé.

  • Mitara Café & Art.

Un petit endroit très sympa avec une carte changeante au gré des envies de sa propriétaire et des saisons. Il y a une âme d’artiste qui règne là, et donne à l’atmosphère du lieu comme à la décoration des murs quelque chose de particulier, qui me parle, et qui vous parlera probablement. Côté cuisine on a dans son assiette des mets simples (lorsque nous y sommes allés), mais raffinés (toujours raffinés). De loin le restaurant le plus chouette où je suis allé à Istanbul, de très loin.

Küçük Ayasofya Mahallesi, Keci Sk. N°9.

  • Sokullu Pizza Restaurant.

Il a beau avoir pizza dans le nom, autant le dire tout de suite, je n’y ai pas mis les pieds pour ça. Non, non, non. À deux pas de l’hippodrome et au moins autant de mon hôtel (le Sultan Palace Hôtel, qui n’a de palace que le nom, lui), j’ai d’abord vu le côté pratique, et puis j’ai trouvé ça très bon, quoiqu’un peu cher (une constante dans le quartier). Des mezze au top, un saç kavurma (plat à l’agneau) surprenant… quant aux pizzas, pas goûté, mais nos voisins de table semblaient passer un bon moment.

Binbirdirek, Su Terazisi Sk.

  • Fuego.

Celui-là est particulier pour moi. Je m’y suis fait planter sur un projet pour lequel je bossais depuis presque 2 ans, comme ça, entre deux bouchées (délicieuses) de dolma (feuilles de vigne farcies) par ma propre grande sœur, autrement dit le sang de la veine. Sachant que je rentrerai de Turquie sans travail, et désormais fils unique aux yeux du monde, il a bien fallu que je me jette sur quelque chose plutôt qu’au cou de la traitresse… des karniyarik (aubergines farcies) plutôt qu’un meurtre, en tête à tête avec son bourreau, il valait mieux qu’elles soient bonnes. Ouf! Tant pis pour les touristes trop nombreux dehors, et tant pis pour Judas. Je lui laisse la vie sauve, avec la note… on a un peu d’orgueil quand même. Un petit peu…

Cherche une toute petite rue pétée de monde et de resto les uns derrières les autres, c’est par là.

meze turc

Sur le pouce.

On n’a pas trop eu l’occasion de manger sur le pouce, parce qu’on a souvent eu l’envie de se poser. En revanche, en allant du côté du Grand bazar, c’était nettement plus simple de se la jouer comme ça.

  • Dürümcü Mustafa

Très populaire, il y a souvent la queue pour un dürüm enroulant une viande succulente qu’on aura préalablement assaisonné avec soin. On peut parfois attendre longtemps, on ne conseille d’ailleurs pas de vous y attabler, les ventes à emporter vous passeront toujours devant. De la restauration rapide, mais turque, et très bonne.

Non loin de la Mosquée Nuruosmaniye: Mollafenari, Vezirhan Cd. N°53.

  • Dürümcü Mehmet ( Kapalıçarşı )

Trop de monde chez le précédent, on a piffé celui-ci qui nous a semblé aussi très populaire. Service rapide, c’est bon, et juste épicé comme j’aime. D’ailleurs, beaucoup de monde parle des brochettes qui y sont très bonnes. Et bien vous savez quoi, c’est vrai.

Mollafenari, Kılıçcılar Sk. N°35.

kebab

Quelques douceurs.

Alors évidemment le maître mot, c’est de se laisser tenter. Pour ça, le Bazar Égyptien (Mısır Çarşısı), ou Bazar aux Épices nous paraît être le lieu idoine pour se faire plaisir avec quelques douceurs. Oui, mais voilà, il n’est pas le seul. Voici quelques boutiques choisies (vous en croiserez de toute façon beaucoup, c’est à titre indicatif).

  • Hafiz Mustafa 1864.

Il existe à Istanbul plusieurs boutiques de cette confiserie/pâtisserie qui est une véritable institution. On s’y rend forcément pour y déguster leurs baklavas, mais pas seulement, il n’y a qu’à voir la vitrine, on aimerait tout manger. C’est un peu cher, et c’est très prisé par les touristes encore une fois. Mais bon, après tout c’est comme se faire un tiramisu chez Pompi, à Rome, un incontournable que des rageux remettront toujours en cause (à raison parfois, pas cette fois).

  • Çiğdem Pastanesi.

Une bonne adresse pour tout addict au sucre, certaines pâtisseries donnent des caries rien qu’en les regardant. Abondamment fréquentée par une population qui découvre Istanbul, on a tendance à prendre les prix pour une grosse dose de glucides. Allez, pour un petit plaisir coupable ça ira bien pour cette fois. Ce qu’on se met dans le bide est autant de moins à porter dans son portefeuille.

On exagère, ça vaut évidemment pour tout Sultanahmet.

loukoum

*Quartier touristique par excellence, ce n’est pas l’endroit d’Istanbul où l’on mange le mieux, en tout cas pas à ces prix-là. Cette sélection vaut ce qu’elle vaut, on n’a de toute façon pas la prétention de faire la liste des meilleurs restaurants de la ville, mais ceux-là en tout cas, on a pu les tester.

Crédits photo: (1) JB & Renée; (2) Kadin & Sanat; (3) AR; (4) WoF; (5) Kiki.

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