Virée gourmande à la romaine.

pizza roma

Puisque bien manger est aussi une façon de faire de son voyage une réussite, laissez-moi vous présenter une petite anthologie de lieux choisis, qui ont donné l’occasion à mes papilles et mon palais de prendre du bon temps pendant mon séjour à Rome.

bon appétit

 

Sur le pouce.

Si la question du budget compte, c’est une certitude, on est tellement avide de découvertes qu’on ne prend pas toujours le temps de s’installer à une table. Et aussi parce qu’on a souvent envie de se poser dans des endroits qu’on vient de voir et qui nous plaisent, manger sur le pouce devient alors un art du voyage, une évidence.

  • Zizzi Pizza – Laboratorio Artigianale

Minuscule, dans une ruelle paumée, cette pizzeria ne paye pas de mine de prime abord, et on se dit qu’on serait tous fous de se battre pour les quelques places assises à l’intérieur où, à côté des fours, il doit bien faire 50°. Ça tombe bien, l’idée c’est de prendre un florilège de parts de pizzas, une bonne bière, puis aller manger en se la coulant douce Piazza dell’Esquilino, juste devant la Basilique papale Santa Maria Maggiore. Quoi? Les marches ne sont toujours pas accessibles? Pas grave, la place est vaste.

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zizzipizza

  • Pastificio Guerra

C’est en quittant Piazza di Spagna qu’on a vu une file, que dis-je, presque un attroupement, avec un flot continu de personnes s’éloignant de l’endroit une barquette de pâtes fumantes dans la main, voire deux. Il n’en fallait pas plus pour piquer notre curiosité et ni une, ni deux, nous voilà dans la colonne de badauds à avancer lentement vers notre bonne pitance. Le choix du jour, cellentani ou spaghetti. On prend deux barquettes du premier pour se faire déloger des marches de la Trinita dei Monti à coups de pompes dans l’oignon. Pas grave, les pâtes sont excellentes, malgré la formule les policiers très courtois, et posés quelques mètres plus loin nous n’avons eu aucun problème pour déguster notre plat.

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  • Suppli

On vient de loin pour goûter à un suppli dans cette échoppe. Il faut dire que cette spécialité romaine est un art que l’on maîtrise ici, alors on s’en donne à cœur joie. Passées plusieurs minutes d’attentes tant l’endroit est prisé, on vous conseille de tout tester, sauf peut-être les espèces de boules au poulet. Elles ressemblent à des suppli, mais la comparaison s’arrête là. Très sec et pas vraiment bon, c’est l’antithèse des boulettes de riz frites et fourrées de mozzarella. Posé Piazza Mastai devant un pochoir de toute beauté, c’était encore meilleur.

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suppliroma

pizza romaine

En terrasse aux beaux jours.

Prendre le temps, mater les gens qui passent dans la rue, qui matent nos assiettes, qu’on mate en train de mater nos assiettes, tout en mangeant…

  • Piperno

Pas forcément bon marché, mais pour déguster des spécialités romaines sans trop de touristes alentour, ce qui n’est jamais très évident à Rome (et ici je vous jure, on a croisé des romains! Si, si!), on se dit que ça valait le coup d’emprunter cette ruelle improbable… tout ça parce qu’on s’était lamentablement planté de direction. Je ne sais plus vraiment où on allait, mais nous sommes restés là, et c’était très bon! De la cuisine juive-romaine servie dans ce qui est une institution depuis 1860.

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ristorantepiperno

  • Ristorante Da Sabatino

Au sein de ma piaule déjà j’entends que l’unanimité n’est pas au rendez-vous. Faut dire qu’on est deux, dès qu’il y en a un(e) qui déconne tout va à vau-l’eau. Ça râle sec sur la présence de cet établissement  avec un certain entrain, et peut-être une pointe d’hypocrisie. « Pfff, y’avait pas de quoi grimper au plafond! » « Hey mais qu’est-ce que ça fout dans ta liste! » N’empêche, j’y ai mangé un ravioli con ricotta romana juste divin et à ce jour encore inégalé. Voilà pourquoi je le mets sans honte dans cette liste, et voilà pourquoi je n’écoute pas les jalouses qui se gourent de plat et qui finissent par trouver ça pas si bon.

dasabatino

  • Bar Monti

Un bar, oui. Nous y sommes allés pour déjeuner sur leur belle terrasse et nous avons été immensément surpris, à tous les niveaux. D’abord concernant les plats, un mot, parfait. Lorsque nous sommes à l’étranger, on a l’habitude de choisir nos assiettes à l’aveugle, sauf quand on a une idée bien précise en tête, or là, on a piffé comme jamais et c’était délicieux. En revanche, point de vue service, je n’ai jamais vu ça. Les serveurs qui ne t’apportent pas tes boissons, qui se trompent lorsque pourtant tu le leur rappelles, des clients qui désertent leur table face au service trop long. Bref, du grand n’importe quoi alors qu’on n’était pas en plein feu. Il y a même des mecs attendant de se faire servir qui déconseillaient aux autres de les suivre dans cette entreprise si périlleuse: manger à cette terrasse. D’ailleurs ma douce sentencieuse susurre à mon oreille que « ça gâchait tout ». Je suis bien d’accord, ça gâchait tout, sauf le souvenir laissé sur mon palais.

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Conceptuel.

Ouais enfin, ce sont eux qui le disent.

  • Mariolina Ravioli Monti

Le soir en principe il faut réserver. Mais nous comme d’hab, on s’est pointé à l’arrache avec notre mine de chien battu quand on nous a révélé qu’il n’y avait plus de place. Quelques larmes et autres suppliques plus tard, non c’est pas vrai on a juste eu le cul bordé de nouilles, on nous installait sur une bien belle table rien qu’à nous. « Ici c’est un laboratoire culinaire » qu’on nous a dit. « Ça tombe bien on aime manger de nouveaux trucs et on a la dalle » qu’on a répondu. Le cul bordé de nouilles, j’vous dis. Alors c’est tout petit et charmant, avec un principe simple: puisque t’es grand tu viens toi-même récupérer ton assiette et tu débarrasses ta table. Plutôt facile quand on a bien été élevé. Côté cuisine, on a pris la spécialité de nos hôtes, le ravioli « Mariolina » con crema di patate e scalogno al limone con granella di mandorle tostate. Là j’ai saisi ce que voulait dire laboratoire, et la surprise passée, j’ai vraiment aimé ça.

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mariolinaravioli (tiens, voilà le menu en français, essaye de retrouver ce que j’ai mangé).

ravioli

Quelques douceurs.

Allez, j’en reprends c’est de la gourmandise.

  • Pompi

C’est en toute humilité que Pompi se désigne comme étant le roi du tiramisu, qu’il décline d’ailleurs sous différentes saveurs. Je n’ai pas de problème avec ceux qui se la raclent (parler lyonnais, qui se la pètent quoi), du moment que ça suit derrière. Alors d’accord, goûtons.

Ok, c’est super bon.

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barpompi

  • GROM

Petit glacier turinois devenu grand, les parisiens connaissent probablement déjà cette enseigne, et c’est tout naturellement qu’on la retrouve à Rome. Plusieurs boutiques sont réparties dans la ville, et je dois bien avouer que je ne connais que celle sise à côté de Piazza Navona.  Une valeur sûre pour ces glaces qu’on apprécie les yeux rivés sur un chef-d’œuvre de Bernini, la fontaine des Quatre-Fleuves, ou en déambulant parmi les caricaturistes et autres statues vivantes de la place.

GROM

  • Galeteria S.M Maggiore

Les sorbets de ce glacier sont divins paraît-il, je n’en sais rien, je me suis fait un cône classique nougat – caramel. Seuls les vrais savent. Cependant j’ai vu un gars prendre une glace, enfin je ne sais pas si on peut encore l’appeler comme ça du coup, elle lui a été servie dans l’équivalent d’un hot wings bucket. 8 kilos l’assortiment de parfums. Ouais mais là mec, tu fanfaronnes, mais t’es tout seul à manger, tous tes potes ont pris un truc, en plus y fait chaud… autant passer à l’épicerie pour faire un mix de Candy’Up.

  • Bar del Cappuccino

Un bar sans prétention en face du ministère de la Justice, qui offre une terrasse de 2 petites tables sur le trottoir où l’on sert des granita à tomber. C’est bien simple, on a beau en avoir essayé des tas d’autres à travers la Ville Éternelle, c’est ici que la magie a opéré. On nous en a pourtant servi des nettement plus beaux (à Gelateria Cacere près de la Fontaine de Trevi), mais autrement plus dégueulasses (Gelateria Cacere) et sacrément plus chers (Gelateria Cacere). Fun fact, comme souvent à Rome lorsque les toilettes sont au sous-sol, il faut descendre un escalier de 12 étages. Ici aussi.

  • Bar Galeone

Pour le coup, nous n’avons jamais vu autant d’italiens à Rome que dans ce troquet aux apparences cheap. Et justement, avec un tel rapport qualité/prix il est imbattable et a toute sa place ici. Pour tout vous dire, on ne logeait vraiment pas loin et aucun de nos petits dèj ne s’est fait ailleurs qu’ici. Je ne sais pas quel est leur fournisseur de pâtisseries, ou s’ils les font eux-mêmes, mais leurs graffa étaient excellents, tout comme leurs cafés, cappuccino en tête.

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tiramisu

Une épicerie sympa, avec de la bonne charcuterie et de quoi rapporter quelques douceurs et produits typiques à vos amis: Antica Bottega Dei Sapori Ruggeri.

e.

Crédits photo: (1 et 3) Zizzi Pizza; (2) tenstickers; (4) Radio Colonna; (5) Pompi.

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