Welcome to San Francisco.

Golden Gate

Notre circuit moto dans l’Ouest américain va bientôt prendre fin et San Francisco est notre dernière grande étape avant de rejoindre Los Angeles pour terminer notre boucle. Qu’allons-nous donc découvrir dans cette ville que l’on dit incontournable aux USA ?

Le Golden Gate bridge.

C’est quelque chose de le traverser.

Pont San Francisco

Avant d’emprunter le Golden Gate pour entrer dans l’agglomération, nous montons en haut d’une colline pour admirer le symbole de la cité californienne ornant la baie. Ça vaut vraiment le coup d’œil ; c’est incontestable, même si la vue est un peu voilée. Traverser ce pont mythique à moto, c’est quelque chose de fabuleux et on a tout loisir d’admirer son architecture métallique rouge et ses câbles d’acier du plus bel effet. Dès le lendemain, forts de cette expérience, nous décidons de revoir ce pont suspendu qui nous a complètement séduits. Les motos restent au parking, il nous est impossible de nous y rendre à pied. Aussi, une fois n’est pas coutume, nous prenons le bus touristique et nous profitons ainsi de différents arrêts pour découvrir les principaux intérêts la ville.

Mais là, c’est raté !

Cela reste un souvenir mémorable. Nous voyons le fameux Golden Gate Bridge ou Pont de la Porte d’Or, icône de la Californie dans le brouillard presque entièrement gommé par une brume épaisse, et nous sommes optimistes en disant que nous le voyons. Pour nous, la doudoune, le bonnet et le cache-col n’auraient pas été de trop sur la plate-forme du bus, mais nous n’avons rien de tout cela, aussi sommes-nous complètement transis. Quant aux photos, c’est le flou artistique que l’on n’ose même pas vous montrer. Bref, début juillet, nous ne nous attendions pas à nous geler et nous comprenons mieux le surnom de San Francisco : Fog City. En plein dans le mille ; nous sommes dedans. Heureusement que nous l’avons vu la veille ce fameux pont, sinon, c’était cuit et nous le manquions. Ici, nous sommes loin de la chaleur intense des grands déserts que nous avons traversés.

La ville en montagnes russes.

Tous les feuilletons américains tournés à San Francisco présentent des voitures qui sautent en haut des bosses, et dévalent des routes à toute vitesse dans des courses poursuites ébouriffantes. On ne peut pas se tromper, c’est bien là. En fin de journée, après des grimpettes et des descentes, nous sommes carpette avec les mollets qui se rappellent à notre bon souvenir. Hé oui, le bus ne fait pas tout, il faut aussi donner de sa personne pour découvrir la ville en montagnes aux multiples collines.

Grattes-ciel

Route

Dans le quartier des affaires et le centre administratif, les cols blancs courent à midi avec leur café dans la main et les buildings flirtent avec les nuages ; l’on se croirait presque dans Manhattan. Ailleurs, ce sont des maisons bourgeoises très colorées collées les unes aux autres. Tout est changeant d’une colline à l’autre, on ne s’ennuie pas et l’on découvre des univers très différents, mais ce qui nous intéresse, ce sont plutôt les petits quartiers pittoresques.

Une curiosité attire les badauds et tout le monde se bouscule pour voir la fameuse route en zigzags. Lombard street est à sens unique et l’exploit, c’est de descendre en voiture, à la queue leu leu, les 8 virages très serrés qui lui ont permis d’obtenir la distinction de route la plus sinueuse des Etats-Unis et il y a foule pour l’emprunter.

Il paraît que le Pier 39 mérite un arrêt, nous allons donc voir ce qui se passe dans la partie la plus populaire de la ville.

La fameuse jetée 39.

Crabe

Musicien

Des boutiques de souvenirs aux boutiques de luxe, tout le monde s’y bouscule pour trouver le cadeau idéal dans une ambiance sympathique et détendue. Le spectacle est permanent : de Morgan Freeman grandeur nature et plus vrai que vrai ou du méga robot sur les trottoirs, des musiciens de rue ou des véhicules insolites, on croise de tout sur cette jetée dans un pêle-mêle original très folklorique.

Du quai, nous apercevons la prison fédérale d’Alcatraz où le gangster Al Capone est l’un des prisonniers réputés à y avoir séjourné. En la regardant dressée sur son île entourée d’eau glaciale et de courants, on comprend mieux pourquoi il était si difficile de s’en évader. Visiter un univers carcéral ne nous inspire pas du tout ; les films tournés dans ce lieu nous en montre bien assez pour satisfaire notre curiosité et nous passons notre tour. Quant aux phoques, il n’y en a aucun pour faire la star près des quais, même pas un vieux célibataire cabotin, les plates formes sont vides. Seuls les bateaux sont fidèles au rendez-vous.

Haight Ashbury nous tend les bras et nous allons musarder dans le quartier hippie de la ville. De notre Johnny national en passant par Antoine, ils ont tous deux chanté cette époque, mais aujourd’hui, les filles n’ont plus de fleurs dans les cheveux et les chemises non plus.

Peace and love.

Colliers

Musicien de rue san francisco

Graffiti sur mur San Francisco

L’ambiance baba cool fait partie de ce quartier avec les nombreux magasins de fripes et de babioles qui offrent une grande palette d’articles très kitsch ; on dit plutôt vintage maintenant. Pourtant, nous sommes tentés et nous entrons dans quelques boutiques. Nous nous amusons beaucoup à revoir des pantalons pattes d’éléphant, des chemises à jabot et à essayer des lunettes super star, années 60/70. Sincèrement, nous passons un excellent moment. Ah, nostalgie quand tu nous tiens !

De nombreuses peintures murales, très originales et colorées font partie du décor et couvrent de grands pans de murs. Elles animent agréablement le quartier où les jeunes avec des dreadlocks et sacs à dos déambulent dans les rues ou jouent de la guitare. C’est très Peace and love dans ce secteur beatnik et c’est toute une époque qui nous rappelle notre jeunesse. Allez, on verse une petite larme en passant, mais rien qu’une !

Nous n’avons pas vu la maison bleue que chante Maxime Le Forestier dans San Francisco, mais deux petits toutous très sages en trompe-l’œil. La maison sortie de notre imaginaire, évoquée par les paroles de cette chanson ne doit sans doute pas correspondre à ce que l’on peut voir, parait-il aujourd’hui dans son quartier bourgeois, si tant est qu’elle existe vraiment. Alors, on vous laisse la chercher.

Et comme nous logeons à deux pas du quartier chinois et que l’on aime s’y perdre, nous ne résistons pas à son appel pour découvrir ce qu’il cache.

Des chinoiseries, ça vous dit ?

Boutique chinoise

Peintures murales

Peintures murales

Impossible de se tromper, nous passons sous le Dragon Gate (porte du dragon) et nous y voilà. Les lanternes chinoises rouges et or nous confirment que nous sommes au bon endroit. Dans les boutiques tout se mélange dans un joyeux bazar, le toc comme le high tech. L’accueil est sympathique et l’on peut fureter tout à loisir. C’est ici que nous mangeons d’excellents croissants français qui ne sont pas de pâles imitations. Qui l’eût cru ?

Des fresques d’inspiration chinoise comme il se doit ornent les murs et les façades et certaines sont bien cachées dans des recoins.

Panneau au revoir

Il est maintenant temps pour nous de repartir et de quitter cette très belle ville de San Francisco où il n’y a rien à rejeter. Nous regrettons simplement de n’avoir pu y passer plus de temps pour en profiter pleinement. Une chose est certaine, si nous y revenons, les vêtements chauds ne seront pas oubliés.

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2 Commentaires

  1. cj-envadrouille

    8 mars 2019 at 16 h 11 min

    Merci merci de m’avoir permis de retourner en pensées à San Francisco que nous avons découverte il y a 4 ans; j’ai tout retrouvé Bien sûr le Golden Gate et la rue de Bullit(Lombard) on s’y croirait, le Pier, les phoques et Alcatraz…un contexte presque idyllique s’il n’y avait pas autant de homeless , mais bon c’est les US, terre de contrastes.Bravo pour cet article et ses belles photos.
    PS : dommage pour la maison bleue. Sa façade venait d’être repeinte en 2015.

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