Trek dans la jungle de Khao Sok.

Parc national de Khao Sok Thailande

La Thaïlande compte un grand nombre de parcs nationaux et celui de Khao Sok fait partie des plus prisés par les visiteurs en quête d’authenticité. Propice aux randonnées en tous genres ; qu’elles soient sportives ou peinardes, chacun y trouve son compte. Cette fois, nous laissons de côté les petites bêtes pour aller découvrir une grotte marine située en plein milieu de la jungle. Mais avant d’y arriver, il nous faut affronter la forêt tropicale et ses multiples chausse-trapes.

L’organisation de la journée.

Bien évidemment, nous ne sommes pas les seuls à avoir cette idée. C’est donc en mini bus de 12 personnes que nous partons de bonne heure vers notre destination. Il s’agit tout d’abord de nous rendre à un embarcadère où des bateaux à longue queue nous attendent pour la traversée d’un immense lac. Mais auparavant, nous faisons quelques arrêts sur les marchés locaux. Voilà l’occasion de faire des achats de dernière minute, notamment, un sac à dos et un protège-téléphone étanches qui ne seront pas de trop. D’ailleurs, bien nous en a pris !

La traversée du lac Cheow Lan.

Lac de Cheow Lan dans le parc de Khao Sok

Une fois que nous sommes en place sur le bateau, il n’est pas question d’en bouger, sous peine de le faire chavirer. Forcément, personne n’a envie de prendre un bain forcé et tout le monde respecte les consignes. Nous traversons le fameux lac artificiel Cheow Lan considéré comme l’un des plus beaux de l’Asie du Sud Est. Ce n’est rien de le dire, il faut le voir. Les bateaux filent sur l’eau à grande vitesse et comme nous sommes placés sur les côtés, nous nous prenons la flotte, tant et plus.

Un paysage grandiose.

Lac de Cheow Lan parc national de Khao Sok

Nous traversons cette vaste étendue d’eau où les montagnes de calcaire dressent des falaises dignes du film Avatar. On s’y croirait presque ! Une centaine de pitons karstiques et granitiques agrémentent les berges et plongent dans les profondeurs de l’eau couleur émeraude. Les falaises éblouissantes et le vert éclatant des arbres composent un panorama unique. Puis, quelques cabanes sur pilotis se profilent à l’horizon ; nous y prendrons un rapide repas avant l’excursion.

C’est parti pour l’aventure.

Cette fois, nous y sommes et notre guide nous attend. Aïe, pour nous mettre dans l’ambiance, il se la joue façon Sylvester Stallone avec un bandana autour de la tête sur ses cheveux mi-longs noir corbeau, un tee-shirt sans manche et un pantalon kaki. Il joue des muscles et il ne manque que les rangers. Les consignes sont très simples ; il faut le suivre et ne pas s’éloigner, avoir des chaussures tenant bien au pied et des vêtements ne craignant rien. Pour le reste, on verra bien.

Mais pourquoi ?

Nous ne tardons pas à le savoir lorsque nous empruntons un sentier caillouteux avant de descendre directement dans la rivière. La couleur de l’eau n’est pas très engageante, à vrai dire, elle est plutôt douteuse. Oups ! Sylvie a de l’eau jusqu’à la taille et apprécie moyennement d’avoir les fesses au frais, pendant que Bernard se bidonne. Heureusement qu’elle a des baskets aux pieds, car elle sent le fond vaseux collant sous ses chaussures. « Que je n’aime pas çà, que je n’aime pas çà » se dit-elle et ce n’est que le début.

Le trek proprement dit.

Plan trek Khao Sok

Après avoir bien pataugé et traversé un premier gué, nous arrivons en bordure de la forêt où nous trouvons un panneau indiquant le parcours jusqu’à la caverne. Voyons voir. Après un premier bain de fesses forcé, on envisage le pire. Au vu du plan, cela semble abordable et on entre dans la jungle pour l’inconnu. Il fait chaud et l’air est saturé d’humidité. Mais, après des pluies récentes, le sol est particulièrement glissant. C’est d’ailleurs l’occasion de bonnes rigolades quand l’un de nous se vautre dans la gadoue. On n’exagère pas du tout, c’est bien le verbe qui convient. Malgré quelques glissades incontrôlées, nous en réchappons, mais vraiment de justesse. Quant aux chaussures, on n’en parle même pas.

Le décor environnant.

jungle de khao Sok

Dans la jungle, une règle d’or s’impose : regarder où l’on met les pieds. Avec les racines, les cailloux, la boue et les bestioles, c’est une sage précaution. On voit même un serpent ondulant en bas d’un arbre. Pas très rassurant, ce truc. Les gués ne se révèlent finalement pas trop méchants ; l’eau nous arrive généralement mi-cuisses, sauf lorsque l’on tombe dans un trou… Hé oui, il y a quelques pièges invisibles. N’est-ce pas Bernard ? On en profite pour se nettoyer et de se décrotter sommairement. On en a bien besoin. Le sentier sillonne entre des arbres gigantesques, la lumière joue entre les feuilles et les lianes descendent le long des troncs. Dans ce décor, les feuilles se déclinent dans un camaïeu de vert sublime. Cette nature sauvage incroyable est fascinante.

La grotte de Nam Talu.

Nous y voilà et Sylvie décline l’invitation, même si l’eau est à bonne température. La flotte ce n’est déjà pas son truc, alors foncer dans le noir dans un goulet étroit avec une lampe frontale ; hors de question. Bernard est aux anges et se régale. Les intrépides en maillot de bain suivent une corde à la queue leu leu, perdent parfois pied et nagent dans le noir en se repérant vaguement à la lueur de leur petite loupiote. En témoignent les sourires épanouis sur leurs visages à la sortie, ils ont tous ravis de leur escapade. A chacun son truc.

Le retour.

Fastoche. Il n’y a qu’à faire le chemin à l’envers. Mais, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Il n’y a aucune indication sur le trajet à suivre et l’on peut facilement se perdre dans cette jungle très dense. Sur la dernière ligne droite, rebelote la rivière à traverser avec de l’eau jusqu’à la taille. Après une rapide collation, nous remontons dans les bateaux pour rejoindre notre point de départ où nous attend le mini bus. Pas de chance, la pluie s’invite à notre croisière du retour et les bateaux font la course pour arriver les premiers à destination. Combien de kilomètres avons-nous fait ? En fait, on en sait rien, seulement que nous crapahutons un peu plus de trois heures.

Et vous savez quoi ? Tout le monde somnole sur le trajet du retour en bus. Comme quoi, nous en avons bien profité !

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