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La Vallée de la Mort à moto : c’est chaud !

Vallée de la Mort

 

Après avoir quitté Las Vegas, nous traversons la Vallée de la Mort à moto pour rejoindre Bishop et poursuivre vers Yosémite National Park. Si nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre, notre imagination nous laisse entrevoir une descente aux enfers avec le soleil qui commence à taper dur.

Juste avant d’entrer dans la vallée, Danièle, une des passagères fait un nouveau malaise au cours d’une pause ; deux pilotes continuent seuls en laissant leurs douces monter dans le véhicule et nous restons le seul duo rescapé. Pour ne pas prendre trop de retard sur la longue étape qui nous attend, nous convenons de nous retrouver tous un peu plus loin, après la visite du médecin.

Roches

Vallée de la mort

Nous filons sur le bitume et nous arrêtons à Zabriskie Point pour attendre nos potes. Le temps passe, passe, passe et personne ne pointe le bout de son nez ; nous sommes inquiets, que se passe-t-il ? Il n’y a pas un poil d’ombre, juste un petit trait près des toilettes, mais les effluves qui se dégagent du bâtiment ne nous permettent pas d’en profiter. Et bien sûr, la provision d’eau est restée dans la glacière du véhicule pour être bien au frais ; cela nous fait une belle jambe. Heureusement, un chauffeur de bus accepte aimablement de nous vendre plusieurs bouteilles ; il est temps, car nous séchions sur pied vitesse grand V. Vous n’imaginez pas combien nous apprécions cette simple eau plate qui nous redonne une pêche d’enfer.

Death Valley

Nous prenons tout notre temps et contemplons à loisir la vue exceptionnelle que nous avons sur les roches multicolores. L’érosion a creusé des sillons sur les flancs des montagnes ; c’est tout en creux et en bosses créant ainsi un panorama assez inattendu. Cette déclinaison de couleurs en plein désert est complètement incroyable  ; c’est à la fois grandiose et magique. Et comme d’un coup de baguette magique, nous en oublions presque le chaud, c’est dire !

Roche

dunes

Toujours personne à l’horizon, aussi décidons-nous de poursuivre la route en espérant trouver un endroit un peu ombragé ; on peut toujours rêver. Avec le soleil de plomb qui nous tombe dessus, nous virons tous à l’écarlate. Même en roulant, nous n’arrivons pas à nous rafraîchir ; la chaleur est tout simplement insupportable et nous écrase inexorablement. Une seule envie nous taraude, sortir au plus vite de cette fournaise où nous cuisons à petit feu. C’est incroyablement éprouvant de rouler sous cette température intense et ce n’est pas le moment de tomber en panne ; la moto avale les kilomètres avec régularité, mais nous avons l’impression de ne pas avancer sur ces routes à la longueur démesurée qui n’en finissent pas, au milieu de paysages complètement arides et désolés où trônent quelques dunes de sable.

Youpi, un arbre à l’horizon ; c’est déjà bien, même s’il est un peu rikiki. Cerise sur le gâteau, nous découvrons même un robinet. Trop contents de cette aubaine, on se passe tous les quatre la tête sous l’eau qui sort… évidemment, chaude ! Nous ne sommes plus à çà près, nous ressemblons tellement à des homards sortant d’une marmite que cela nous fait quand même un bien fou.

Enfin, la voiture arrive avec les épouses des pilotes, sans Danièle et Pascal partis pour l’hôpital, mais que nous retrouverons dans quelques jours à San Francisco. Pour eux, le périple moto s’arrête et ils continueront plus tard dans le véhicule avec François, notre accompagnateur. Au final, les malaises étaient dus à une déshydratation ; comme quoi, tout en étant vigilant, on peut quand même se laisser prendre.

Vallée de la mort

 

locomotive

Ce n’est pas le tout , nous ne sommes pas encore rendus comme disent les Savoyards et sans doute d’autres. Nous poursuivons notre route sur Furnace Creek pour la pause casse-croûte. Nous ne sommes pas loin de Bad Water ; c’est un endroit spécial que nous prévoyons de voir, mais lorsque nous apprenons que la température avoisine 52° sur le site, principe de précaution oblige, nous renonçons à nous y rendre. Pourtant, si nous sommes convaincus d’avoir pris la bonne décision, au fond de nous persiste quand même un léger regret.

lapin

C’est au cours d’une pause bien méritée (oui, oui, nous sommes vraiment courageux de rouler par cette chaleur) que nous découvrons le dahu américain. Nous avons déjà chassé ce légendaire animal avec nos enfants petits et comme chacun sait, ils sont évidemment rentrés bredouilles avec leur sac et leur lampe de poche. Nous ne résistons pas à l’envie de vous le présenter : il n’est pas sympa le lapin cornu made USA ?

Pour autant, nous ne sommes pas sortis de l’auberge et ce n’est pas le tout de se reposer ; il nous reste 260 km pour arriver à destination. C’est long, très long même si nous aimons faire de la moto, et nous devons nous bousculer un peu pour reprendre la route. Nous sommes soumis à rude épreuve avec cette chaleur infernale et nous arrivons complètement carpette à Bishop. Et là les amis, nous prenons le temps de boire une et même deux boissons fraîches, tout en laissant le traditionnel billet, témoin de notre passage dans le café local.

Nous décernons une mention spéciale à la Death Valley que nous avons traversée avec 49° ; un œuf aurait pu cuire sans problème sur notre casque de moto. C’est vrai, nous avons souffert, mais nous sommes ravis d’avoir une nouvelle fois bravé le désert de Mojave, celui-là même que nous avons en partie traversé dans Joshua Park. Toujours aussi chaud le coco et il ne fait pas de cadeau.

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