Quand on dit, ou quand on fait de la merde.

paillasson

Elle n’était pas trop d’accord pour que j’écrive ce post. Je vais vraiment passer pour une nunuche, qu’elle m’a dit. Et moi j’ai fait, bah ouais, y’a un p’tit risque, mais ça arrive. Elle a souri, puis elle m’a laissé faire. Mais soyons honnêtes, j’ai naturellement plus de facilité à relever ses absurdités plutôt que les miennes, sans qu’on ait forcément à parler de volume de bêtises proférées. Même si ça joue. Disons que le rythme est parfois soutenu. Je peux pas non plus tout mettre.

 

  • Autriche – Vienne : à moi sous la nef de Stephansdom « C’est bizarre, ça sent la bougie ! »

Les cierges des cathédrales aussi.

  • Italie – Herculanum : à l’hôtesse en charge des audioguides qui coûtaient quand même 8€ l’unité  « Est-ce que si j’en prends un seul en mettant le son à fond on peut quand même l’écouter à deux? »

Puisque 16€ valent mieux que 8, évidemment non. Ah, l’argent… le nerf de la guerre.

  • Thaïlande – Sukhothaï : à un serveur pour manger son poulet au curry vert « Elles sont où les baguettes ? Je pourrais avoir des baguettes ? »

Quand le pays du sourire utilise fourchette et cuillère, les clichés sur l’Asie ont la vie dure.

  • Italie – Rome : à un buraliste à qui on demande des timbres pour nos cartes et qui nous indique qu’on aura plus qu’à les déposer dans la boîte bleue « À Naples on a fait pareil et personne n’a rien reçu. Qu’est-ce qui me dit qu’en les postant ici, ça va mieux marcher ? »

Plus pertinent, y’a pas.

  • Italie – Rome : à moi « T’as vu, on dirait le tour de France italien. »

Le Tour d’Italie, quoi.

  • Russie – Moscou : à moi « Il y a des centaines de kilomètres entre là et maintenant. »

En partant d’où ? Et quand ? Attends… non, t’es sûre ? Oh et puis merde, je suis perdu.

  • Russie – Khushir (Baïkal): faire croire à son aventurière qu’on ne dit pas conquérir, mais conquir, parce que j’ai conquis les plaines de Sibérie juste pour elle « Alors tu vois bien que c’est conquir et pas conquérir. Me dis pas que toi aussi tu fais l’erreur! » et elle de me répondre sans la moindre assurance feinte « Si, si, mais j’le savais, ça! »

Bah tu vois, pas moi.

  • Mongolie – Gobi : à notre guide  « En voyage j’aime découvrir les spécialités culinaires des pays que je visite. Tu peux me faire goûter l’arag (lait de jument fermenté), même si je sais que c’est dégueulasse ? »

Quand on a le respect de la culture, des traditions, et surtout des bonnes choses.

  • Chine – Erenhot : après 5 tentatives à propos de l’appareil servant à enregistrer ses empreintes digitales « Mais! Je comprends pas, marche pas leur truc! »

Et lui lancer « C’est peut-être parce que depuis tout à l’heure il te demande de mettre la main droite quand tu poses ta main gauche. Après je suis pas spécialiste non plus… »

  • Chine – Pékin : à une vendeuse du Pearl Market avec qui elle a négocié une valise pendant 15 minutes, et qui accepte finalement son prix « Non, tant pis, c’est trop tard. »

Tout ça pour ça…

  • Danemark – Copenhague : à une danoise qui m’aborde dans la rue pour me demander quelque chose « Je suis vraiment navré, mais je ne parle pas un mot de suédois. »

Quand tu te goures de langue viking.

  • Danemark – Copenhague : au douanier qui me demande si je n’ai pas oublié quelque chose à mettre dans le bac parce que le détecteur a sonné « Ah, si. » Répété une fois pour mon téléphone, une autre pour mon passeport, et enfin une troisième pour mon portefeuille.

Quand il y a décidément beaucoup trop de poches dans mon falzar.

 

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