Shopping à Oulan-Bator: quels souvenirs rapporter?

ulan baatar

Nous sommes comme le voyageur qui aime garnir son sac de souvenirs chinés à chaque étape ici ou là. Oulan-Bator n’y échappe pas. Qu’on veuille se faire plaisir ou toucher du doigt l’exquise sensation du présent que l’on offre, mettre des plombes pour s’accorder avec son soi, le soi de l’autre et soi-disant qu’il ou elle n’aimera peut-être pas. Regarder, se balader, ajouter quelques notes à la ritournelle qu’on a initiée il y a des milliers de kilomètres déjà, mais qui n’en finit pas, et qui ne s’arrêtera peut-être pas. Alors UB… la surprenante, la polluée, mais l’attachante…

Quelques idées, ce qu’on a rapporté.

Selon vos goûts, laissez vos envies vous dicter le chemin de votre portefeuille, et s’il est bien garni, faites-vous plaisir, la Mongolie n’est pas très chère. Attention, si vous êtes des routards comme nous avec de gros coups de cœur abusivement répétés, votre sac à dos sera là pour vous rappeler qu’après Oulan-Bator, vous devrez vous rendre jusqu’à Pékin, en passant une semaine dans le désert à Gobi. Vous n’êtes qu’à la moitié du parcours.

De la maroquinerie mongole.

Un jeu d’échecs sculpté version nomade avec lequel on joue sur un damier en feutre. On enroule le tout dans un cylindre lui-même en feutre avec un bouchon pour maintenir l’ensemble. C’est beau et pratique. On ramène toujours un jeu de nos grands voyages: une boîte en bois qui fait dames et backgammon de Thaïlande; un majong de Pékin.

Des pelotes de laine de yack.

Des cartouches de calligraphie. De l’art quoi. Ce sont souvent des vœux (“Je vous souhaite d’être heureux,” etc…), ou des poèmes, accompagnés ou non d’un dessin (des chevaux, un aigle, une yourte…) sur toile ou sur carton. Ils sont magnifiques, mais ça n’est pas toujours simple de les fourrer dans un sac.

De la vodka. Une bouteille de Chinggis Grand Khaan White (milk filter), médaillée d’or à Monde Sélection 2020 pour moi. Depuis mon voyage, j’associe la vodka à la Mongolie. Allez-y, vous comprendrez pourquoi.

Une écharpe en cachemire. Un peu chère, mais tellement classe.

Des goodies. Magnets et tout ce qui s’ensuit à effigie d’Oulan-Bator ou de la Mongolie. Parfait pour un petit cadeau clin d’œil à ses proches qui ne pèse pas lourd et qui ne prend pas de place.

Des fringues. Naran Tuul vaut largement le coup pour ça. Pour les tee-shirts souvenir, on ne va pas vous faire un dessin, on en trouve partout, et c’est toujours un plaisir d’en rapporter au moins un qu’on aura mis 2 heures à choisir… qui restera toujours très bien plié au fond d’une armoire, ou qui servira pour faire des travaux, ce qui au final le rend beaucoup trop cher pour son utilité finale. Mais bon, tu te rappelles la Mongolie? Ouais… qu’est-ce que c’était bien.

On a fait l’impasse sur les costumes traditionnels. On s’est dit qu’une fois l’euphorie d’être en Mongolie passée, on aurait du mal à leur trouver une véritable utilité, et même un peu de place dans le sac à dos.

Et enfin, un immense regret de ne pas avoir ramené de masque de Mahakala, dont les représentations au Musée des beaux-arts de Zanabazar m’avaient subjuguées. On trouve des reproductions au Department Store.

naran tuul

Les bonnes adresses.

Du mall comme s’il en pleuvait, oui, à UB aussi il y en a. Vous y trouverez les marques et enseignes que vous connaissez par cœur, mais qui n’ont que peu d’intérêt, où tout coûte souvent très cher, même pour la Mongolie (on pense notamment aux sapes). Pour du shopping et du magasinage économique, les bonnes affaires se trouvent toujours dans les marchés où globalement les prix sont nettement moins élevés, et où il est toujours possible de négocier. On vous lâche les adresses, mais n’oubliez pas, pour vous repérer rien ne vaut quelques marqueurs sur une bonne appli smartphone.

Peace Avenue.

Une deux fois trois voies qui traverse UB d’est en ouest, et en son centre le véritable cœur de la capitale. Peace Avenue, il est impensable que vous la manquiez, et ça tombe plutôt bien puisque c’est ici que vous trouverez l’essentiel des boutiques de souvenirs et autres commerces spécialisés. Allez hop, tour d’horizon. Entre parenthèses, le numéro de l’avenue (pour vous repérer).

  • Books in English Bookstore (62).

Une découverte synonyme de victoire au 10.000 Tugriks Challenge, puisque c’est bien ici que j’ai trouvé Tous ces moments de lumière de G. Mend-OOyo, un ouvrage inestimable à mes yeux aujourd’hui. Peut-être le plus fou de mes souvenirs rapportés d’Oulan-Bator. Forcément de l’anglais majoritairement dans les rayonnages, mais pas seulement, il faut chercher et avoir un peu de chance. Ou bien trouver le bonheur dans quelques malheureuses destinées, comme la Librairie Papillon où j’aurais tellement aimé trouver “l’amusante traduction du Petit Prince en version mongole ancienne,” mais qui a depuis longtemps fermé ses portes… en tout cas bien avant que le Petit Futé Mongolie ne sorte. Il aura donc fallu se rendre là. Les mauvaises langues diront certainement que je m’acharne. Pas du tout, je constate.

  • State Department Store (44).

Les Français qui en parlent ont tendance à dire de ce magasin qu’il est en quelque sorte “Les Galeries Lafayette” locales depuis 1921. C’est juste. D’ailleurs, si vous n’avez pas le temps de magasiner dans toute la ville, vous trouverez ici tout ce dont vous avez besoin. Au rez-de-chaussée, vous pouvez changer votre argent entre deux stands de parfum, faire vos courses au niveau du demi-étage, ou prendre les escalators où chaque niveau correspond à un type de produits vendus grosso modo. Au 6ème étage est le point de rencontre de tous les touristes, il n’est d’ailleurs pas rare d’y entendre la langue de Molière entre les étalages. Là, vous trouverez tout ce que pouvez rapporter en matière de souvenirs, vêtements traditionnels et en livres. On a fait beaucoup de nos achats ici, parce que tout y est concentré, et qu’il y a des choses très sympa.

  • Souvenir House.

Un large choix de souvenirs avec beaucoup de babioles estampillées UB ou Mongolia. Dans les salles derrière c’est déjà plus travaillé, divers objets artisanaux sont présentés, notamment des jeux sculptés qu’on n’a pas revu ailleurs. Ça n’est pas très grand, mais c’est relativement efficace, à deux pas du Department Store on s’y rend sans réellement faire de détour.

  • Gobi Cashmere House, Khan Altaï Souvenir Shop et Souvenir Shop.

Gobi Cashmere est très prisé des Occidentaux puisqu’on en retrouve l’adresse dans absolument tous les guides. Je n’ai pas trouvé qu’il valait forcément le détour. Khan Altaï est juste à côté, et Souvenir Shop au niveau de Flower Center, à l’angle de Peace Avenue. Ces trois boutiques n’ont rien d’exceptionnel, je les cite en complément de ce que l’on trouve sur cette grande artère. Tout est regroupé, autant y faire un petit tour.

Ailleurs dans la ville.

  • Mary & Martha (47°55’02.94″N 106°54’36.59″E).

Ce magasin de commerce équitable est probablement la plus connue d’Oulan-Bator. On y trouve de l’artisanat traditionnel vraiment beau, mais parfois un peu onéreux. Les produits de cette boutique font tellement fureur qu’on en retrouve en vente dans des enseignes plus importantes comme au Department Store, ou à Coat House pour ne citer qu’eux. Laine de yak, cachemire, sacs en cuir, jouets, dessous de plats… on a de tout, même un éventail de cartes postales qu’on a dévalisé. Pas dit qu’elles aient été commerce équitable celles-là, mais ça l’a fait.

  • Gobi Mongolian Cashmere (Coat House, 1 Jamyan Gun Street).

Un Gobi nettement plus grand que celui évoqué plus haut. Qui dit plus d’espace, dit plus de choix et de produits présentés, et donc un potentiel accru de voir votre appétence pour le cachemire rassasié. Voilà à peu près tout ce que je peux vous en dire. On a trouvé des sacs de chez Mary et Martha qui n’étaient pas vendus dans ladite boutique, pour un prix similaire.

  • Naran Tuul (Black Market, Narnii Road).

L’incontournable Black Market de UB, le must quand on cherche des articles traditionnels mongols, ou quand on aime flâner, tout contemplatif qu’on est devant tant de dépaysement, tout simplement. C’est immense, un véritable dédale d’échoppes et d’étales où tout se vend, et tout se négocie (difficilement). Il faut absolument y aller, qu’il vente ou qu’il pleuve (mais attention aux poches d’eau des tentes qu’on vide au manche à balai).

ulan baatar department store

Rappels et mises en garde.

Black Market et Peace Avenue sont les terrains de jeu favoris des voleurs à l’arraché et autres pickpockets. C’est en tout cas ce que nous a dit notre hôte, confirmé dans tous les guides de voyage. On nous a conseillé d’être prudents et nous avons suivi ce conseil plus ou moins consciencieusement. On vous répète la mise en garde, faites attention, même si de notre côté RAS.

Vous devez toujours faire attention à ce que vous achetez, ce que vous rapportez de voyage à plus d’un titre. Il faut en effet respecter les franchises douanières, en valeur comme en quantité, mais également veillez à ne pas importer des objets prohibés. Par exemple, en Mongolie le commerce d’antiquités n’est pas rare, et les contrefaçons sont très répandues (on pense en premier lieu au Black Market), la tentation est donc très grande. À votre retour, un contrôle douanier vous apportera la preuve que la note est toujours salée pour ce type d’infraction, puisque non content d’avoir vu votre marchandise saisie, vous passerez à la caisse une seconde fois pour vous acquitter d’une belle amende.

Bon, voilà qui est dit.

Maintenant, ne soyons pas hypocrites. Une paire de lunettes imitation je me moque du soleil dans le cockpit de mon avion à 10.000 , parce qu’il faut bien remplacer celle aplatie par le pas leste, mais maladroit, de mon aventurière… permettez-moi de protéger au moins mes yeux jusqu’à la fin du voyage. Contrefaçon peut-être, imitation ça c’est sûr, je me dissimule discrètement derrière l’ombre d’une nécessité faisant loi, et la noirceur de la mauvaise foi. J’ai les yeux bleus, certes splendides, mais qui craignent la lumière. Après j’hésite, il y a quand même trois paires qui me plaisent. Allez, j’en prends au moins deux, en cas de coup dur.

Crédits photo: (1) Josep Castell; (2) Stephen Gollan; (3) sara.

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