Kerala, nous voilà !

Kerala à moto

Ne dit-on pas, jamais deux sans trois ? C’est fait. Nous repartons pour un nouveau périple moto en Inde, c’est dire combien nous aimons ce pays. Direction le Sud pour sillonner le Kerala avec notre partenaire préférée, la Royald Enfield. Notre compagne à deux roues est incomparable sur les pistes de l’Himalaya, comme partout ailleurs sur les routes indiennes. Cette fois-ci, pas de sommets vertigineux, ni de camps en haute altitude, pas de pistes chaotiques non plus, mais des paysages et des traditions tout aussi surprenants que ce que nous avons déjà vu jusqu’ici dans ce pays aux multiples facettes.

Retour sur le circuit et les participants.

L’équipe d’encadrement.

Nous sommes en pays de connaissance et totalement en confiance avec : Raja, le Dieu de la mécanique, Thinley qui pilote comme personne, Thustop, notre guide francophone en remplacement de Sanu, auxquels s’ajoutent Gaétan et Gyaltsan, les boss fondateurs d’HB. Nous sommes heureux de les retrouver pour cette nouvelle aventure.

Le groupe.

Plusieurs des pilotes ont déjà fait la Transhimalayenne au Ladakh. Aussi connaissent-ils l’organisme et les accompagnateurs. C’est un plus appréciable parce que nous partageons tous la même passion pour ce type de périple à moto. Sylvie est contente ; les dames sont au rendez-vous pour le duo et plusieurs couples sont présents, ainsi qu’un Papa avec sa fille. Ce périple se déroule dans une ambiance sympathique et amicale tout au long de cette douzaine de jours passés ensemble et de plaisirs partagés.

Le périple.

10 jours de roulage moto et 1400 km environ dans cette partie de l’Inde. Des curiosités, des paysages contrastés, des tranches de vie, tout est à découvrir. Changement de région et forcément tout est différend. Sauf, la façon indienne de piloter et de conduire, toujours aussi désordonnée, voire dangereuse. D’ailleurs, le troisième jour, un couple nous quitte à la suite d’un accident. Bien évidemment, cela perturbe tout le groupe et reste dans les esprits jusqu’à la fin du séjour. Alors, la prudence est de mise et la conduite demande aux pilotes, ainsi qu’aux passagers, une vigilance de tous les instants.

Revenons sur les temps forts de ce voyage avec un pêle-mêle de ce qui nous a particulièrement séduits dans les contrées traversées. Cela ne se limite pas au Kerala, mais également à la région de Tamil Nadu et le Karnataka.

Entre mer et rivières.

Lors de nos précédents voyages moto en Inde, c’était plutôt les pistes montagneuses, les lacs d’altitude et les monastères, incontournables au Ladakh ou dans les vallées du Kinnaur et du Spiti. Parfois, la neige pointait son nez et le froid nous saisissait. Ici, rien de tout ça et c’est bien agréable, même s’il nous arrive parfois, d’avoir trop chaud. Comme quoi, finalement, on n’est jamais content ! Cela nous change également des sorties ski de fond que nous faisons habituellement pendant cette période de l’année chez nous fin janvier, début février.

De Cochin à Marari Beach en passant par les backwaters.

Cochin - filet de pêche chinois

Nous apprécions particulièrement les bords de mer, et cela le jour même de notre arrivée à Cochin. Les traditionnels carrelets de pêche chinois, en forme de corolles de fleurs lorsqu’ils sont relevés créent une ambiance particulière, non seulement à Cochin, mais également tout le long de la côte où se succèdent de pittoresques villages de pêcheurs. Puis, c’est un changement de décor avec une pause au fil de l’eau où le temps semble suspendu dans les backwaters. Une belle découverte où l’on vit au rythme du bateau en regardant le paysage défiler et la vie des locaux s’organiser sur les rives, loin de l’agitation.

Pêcheurs sur la plage de Marari Beach

Quant à Marari Beach, nous découvrons un autre côté de l’Inde du Sud avec sa plage et ses cocotiers à perte de vue ! En prime l’arrivée des pêcheurs aux aurores pour un ballet d’embarcations colorées et de paniers emplis de poissons d’espèces différentes. Une vraie pêche miraculeuse où tout s’organise vite fait, bien fait. Et la foule disparaît aussi vite qu’elle est venue. Et si la baignade vous tente, la mer est à portée de maillot de bain.

Plongée dans d’autres univers.

Un atelier de tissage.

C’est une immersion dans un temps révolu depuis des lustres chez nous et c’est remarquable. Voir des anciens métiers à tisser encore en fonction, c’est un peu comme visiter un musée. Dans cette manufacture, c’est tout un savoir-faire ancestral qui perdure. Tout le personnel est d’une gentillesse incroyable et nous accueille avec le sourire, bien que tout le monde soit en plein travail.

La danse des Dieux.

Dieu de la cérémonie du Teyyam en Inde

Un véritable coup de cœur pour cette cérémonie du Teyyam à laquelle nous avons l’honneur d’assister. On peut la qualifier de singulière et d’étrange, lorsque des hommes incarnent des Dieux à Kannur. Et quels Dieux ! Ce rituel nous amène dans un monde complètement inconnu pour une parenthèse hors du temps captivante. Et puis, c’est également l’occasion de se baigner dans la mer d’Oman. Imaginez une eau à 28°, c’est quelque chose non ? En prime quelques méduses dont certains gardent un souvenir, quelque peu … cuisant !

Des paysages époustouflants.

Des plantations de thé aux réserves naturelles.

C’est encore un autre décor lorsque nous prenons de l’altitude, toute proportion gardée bien sûr, puisque nous ne sommes qu’à 1514 m après avoir sillonné au milieu des plantations de café et de cardamone. Que ça sent bon ! Sur les coteaux, les cueilleuses apportent des touches colorées dans les plantations de thé de Munnar, aux multiples nuances de vert. Quant aux routes forestières, elles sillonnent au milieu de forêts de bambous et d’eucalyptus et dans un environnement beaucoup plus sec.

Les animaux.

Un singe avec la tête dans un seau

C’est l’occasion d’en croiser quelques-uns comme des éléphants et des cerfs. Quant aux singes, ils sont partout, à l’affût de quelques bricoles à chaparder sur les motos, et ils sont particulièrement curieux et facétieux. Quand ils se rapprochent un peu trop près de Sylvie distribuant des fruits, elle jette vite le paquet à Thinley, écroulé de rire. Juste avant, un singe menaçait de faire tomber un casque en se baladant sur une bécane. Il vaut mieux avoir à l’œil ces primates effrontés, sous peine de surprises en tous genres.

Sur les routes.

En dehors des grands axes routiers, nous retrouvons des scènes de vie découvertes lors de notre séjour dans le Rajasthan. Les animaux à quatre pattes (vaches, chèvres,…) se baladent un peu partout, les villageois sont aux travaux des champs ou dans les rizières, et de nombreux étals de fruits fleurissent partout. Et quand on passe, on sent l’odeur exquise des ananas frais nous chatouiller les narines. Les vendeurs de jus de canne à sucre s’activent avec leurs machines et les pêcheurs vendent leurs poissons du jour. La vie se déroule paisiblement dans les villages que nous traversons. Le temps d’une pause chai et c’est l’occasion de distribuer quelques bonbons aux enfants que Sylvie amène toujours dans ses bagages.

L’Inde, pays des Maharadjahs.

La plongée dans la mégapole de Mysore où la circulation est loin d’être de tout repos, nous amène à regretter les chemins paumés de pampa land, loin de l’agitation de la ville. Les véhicules déboulent dans tous les sens et on respire les gaz d’échappement. Les pilotes se faufilent et slaloment allègrement entre les nombreux véhicules. On a connu beaucoup plus reposant.

De Mysore aux hébergements princiers.

Peinture d'une chasse au tigre en Inde

Le palais aux lumières époustouflant et somptueux, et les marchés traditionnels colorés de Mysore nous consolent vite de ces désagréments. Le faste des Maharadjas laisse pantois, tant ce débordement de luxe est inhabituel pour nous. Et cela se retrouve également dans les hébergements de grande qualité nous accueillant tout le long du séjour. Avouez que dormir dans un palais d’été de maharadjah, c’est la classe ! Admirer des scènes de chasse d’époque peintes sur les murs, dans un décor de rêve, nous transporte dans les contes de mille et une nuits de Shéhérazade. Nous sommes particulièrement gâtés et ravis, d’autant que nous ne fréquentons pas habituellement des hôtels de ce niveau lors de nos voyages.

Mais encore.

On ne vous parle pas de la nourriture excellente, des temples hindous aux sculptures magnifiques, des Indiens, Ô combien accueillants et chaleureux, des attentions de l’équipe d’encadrement aux petits soins pour nous tous,… Il y a encore tellement à raconter, mais le mieux, c’est encore de vivre ce voyage. L’adage d’HB « more  than a ride » prend encore une fois, tout son sens.

Et peut-être que, « jamais trois sans quatre« . Qui sait ?

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